Quand les plantes envahissantes se promènent aussi dans les champs

 plantes-envahissantes-se-promenent-aussi-dans-champs      Les invasions biologiques sont un phénomène facilement perceptible par le grand public qui voit se développer des populations d’animaux ou de plantes exotiques sur les bords de routes, les étangs ou les friches urbaines… La dynamique d’expansion de ces espèces pourrait être une cause de satisfaction dans le contexte global de réduction de la diversité si les invasions biologiques n’étaient pas elles-mêmes une des causes de disparition ou de réduction drastique de la diversité animale et végétale. La problématique des plantes envahissantes concerne tous les milieux, en particulier ceux qui sont utilisés pour la production agricole. De fait, l’agriculture est à la fois à l’origine (volontaire ou involontaire) de nombreuses introductions mais aussi l’une des principales victimes. Les espèces envahissantes sont à l’origine de pertes de rendements auxquels l’agriculteur peut répondre par une utilisation accrue d’herbicides, ce qui pose alors un problème environnemental. Enfin, certaines espèces comme l’ambroisie à feuilles d’armoise peuvent causer des problèmes d’allergie très importants pour les populations humaines. Seule une gestion préventive semble permettre un certain niveau d’efficacité et une régulation des populations des espèces envahissantes à un niveau où elles pourraient se fondre dans la flore locale. Des réseaux d’épidémio-surveillance ont été mis en place en France pour permettre d’anticiper ces invasions biologiques.

     Les phénomènes rapides et spectaculaires d’envahissement par des végétaux (Figure 1A) peuvent être la source de nuisances qui nécessitent des pratiques de contrôle (désherbage chimique, fauche, arrachage) souvent coûteuses. Malgré ces coûts quelque fois élevés, la réussite de ces actions n’est pas toujours garantie (Figure 1B), avec des effets négatifs sur l’environnement non négligeables. Les pratiques de désherbage (herbicides de synthèse, fauches intensives, curages de zones humides) ne sont pas sans conséquences négatives sur les communautés et sur les habitats déjà fragiles. Les effets concernent parfois directement les populations humaines comme dans le cas des marées vertes sur les côtes bretonnes…

Je vous invite à lire cet article très bien documenté lu sur le site Encyclopédie de l’environnement

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